Je travaille sur la mémoire. Celle qui revient sans cesse.
A travers certains documents (archives photographiques, albums de famille, sites internet ) je m’interroge sur le statut des images. Leurs rapports particulier au temps. A quel moment une image s’archive ? A quel moment elle n’est plus d’actualité ? Cela constitue une matière, au bord de l’effacement et sur le point de disparaître.

Avec ces outils, une pratique s’engage. D’abord celle du dessin, chronique (carnets de recherches et d’écritures) puis celle de la peinture, comme le témoignage d’une pensée qui s’archive. Je considère la peinture comme une manière d’interroger notre rapport à la disparition. Les couches s’ajoutent les unes après les autres dans un processus de recouvrement. C’est un questionnement sur cette pratique, et le désir d’être peintre. (fantômes, présences).

La littérature me nourrit également. Marguerite Duras se rapproche chaque jour un peu plus de la mer. Et Claude Simon aussi fait partie du voyage. J’imagine également des échappées vers la performance. Cela me donne l’occasion d’expérimenter des postures. Comme un lieu d’échange et de collaboration.